Un blog Travellerspoint

Articles sur children

Les Enfants du Cambodge

Une ONG française au Cambodge

sunny 30 °C

Enfants du Cambodge - Koma Kampuchéa - A french NGO in Cambodia

Crédit photo : Ostro N.Quentin et ASIA PIX

Apres l'effondrement du régime Khmer et l'arrivée de l'Apronuc (Autorité provisoire des nations unies au Cambodge) , les ONG poussèrent comme des champignons. Les ONG servent bien souvent l'intérêt des pays donateurs en priorité. Une réminiscence ou une résurgence subtile du colonialisme dirons certain. Que doit on penser des grands groupes de textiles de la planète qui prolifèrent en créant moult ONG (ONG pas usines) sur la fabrication de la soie ou sa confection ? La bonne affaire n'est ce pas. Beaucoup n'étant là que pour profiter du marasme ambiant, les cadres de ses structures bénéficiant de voitures de luxe (la fameuse Lexus), de villas coloniales confortables, bonnes à tout faire, etc, etc, grâce à la contribution des bons samaritains occidentaux tandis que les cadres Kmers touchent leur commission. C'est quelque chose que j'ai constaté sur le terrain. Si cela apparait comme un stéréotype, il faut bien admettre qu'il y a heureusement des ONG honnêtes comme c'est le cas d'Enfant du Cambodge. Les entreprises capitalistes chinoises ou thaïlandaises implantées dans le pays ne cachent pas leur desseins économiques au moins. S'il faut dénoncer cela, il serait dommage d'occulter le travail de ces ONG sérieuses qui livrent un travail admirable afin d'améliorer le sort des plus démunis sans sombrer dans l'assistanat, même si si progressivement ce fléau occidental tend à gagner les pays pauvres. Dans le lot citons Pour un Sourire d'Enfant (PSE), friends, Pédiatre du monde (PDM) ou Enfants du Cambodge, structure jeune et modeste mais loin des "magouilles" des ONG, pardonnez la formule, véritable "mouches à merde".

Nous avons demandé à Guillaume Loisel, bénévole français auprès d'Enfants du Cambodge dans l'antenne de Sianoukville, ville littoral du Cambodge de bien vouloir répondre à nos questions.
Enfant_du_..-_Version_2.jpg

Présentation de l'Ong

Association humanitaire engagée dans le parrainage Enfants du Cambodge vient en aide aux enfants mal nourris, les soignent, leur assurent éducation ou apprentissage et les accompagnent dans l'entreprenariat humanitaire jusqu'à ce que, à leur tour, ils viennent en aide à d'autres filleuls. Le soutient éducatif et scolaire est un des piliers de l'action. Des sorties en centres aérés sont également au programme.
Enfant_du_Cambodge_OQ_36.jpg

Année d'existence, fondateurs, impulsions ?

Enfants du Cambodge est une Organisation Non-Gouvernementale francaise qui a germé en 2003 sous l'impulsion de Philippe Broalit 45 ans. Magistrat Français et professeur de droit il est marié à Nary une khmer qui a vécu 7 ans dans l'orphelinat de Phnom Penh, et donc qui est personnellement impliquée dans le processus. Quand à la motivation de Philippe Broalit, elle provient du jour ou après avoir vu des gamins malades de la faim, il est intérieurement interloqué et se demande ce qu'il peut faire pour changer cela. Les Enfants du Cambodge sera la réponse.

Quel type de structure ?

Une structure classique de type pyramidale. Philippe Broalit, président et responsable d'antenne, sa femme vice-présisente et 5 salariés Khmers permanents. Ensuite les bénévoles - Le bureau en France est composé de 5 bénévoles. Au Cambodge l'association varie entre 3 jusqu'à 10 bénévoles intérimaires sur le terrain en fonction des tâches et des priorités définies.

Fonctionnement des parainages

Le fil conducteur est basique : un parrain, un filleul. Le parrain suit son filleul sur le long terme de la naissance jusqu'à la majorité de l'enfant. La volonté d'Enfants du Cambodge est de mettre en place des suivis qualitatifs ce pourquoi un filleul ne peut avoir qu'un seul parrain. Et ce également, par soucis de transparence.
Enfant_du_Cambodge_OQ_32.jpg

Soutient et partenaires ?

Ce sont majoritairement des partenaires locaux indigènes tel que les écoles de Sihanoukville.

Financement ?

C'est le travail des bénévoles qui permet l'aventure possible. Le financement à proprement parlé s'effectue par parrainage européen. Francais, Belges et même Anglais. Le vœu de l'association est que des cambodgiens aisés puissent aider les leur. 100% des dons affectés aux missions. Seuls les personnels des missions locales sont rémunérés, tous les autres (administrateurs, membres du bureau, cadres de l'association) sont bénévoles.

Pouvez vous illustrer par un exemple approfondi et concret d'une de vos actions ?

Premier dimanche de chaque mois : journée des filleuls, ou chaque personne de l'association au Cambodge s'implique bénévolement. C'est un moment de reunion, de rire et de partage. Durant cette journée repas et activités sont organisés et se finissent traditionnelement par une distribution du riz. On procède à l'ouverture du courrier et à la réception des cadeaux reçus des parrains/marraines.
F99DC0FA2219AC681796ECF96115AFCA.jpg

Quel est le rapport d'enfant du Cambodge avec la population ?

Rapport chaleureux avec le sentiment de relations s'élevant au delà d'une relation reposant uniquement sur le don de riz mensuel, le but n'étant pas de rendre les populations dépendante de l'aide mais d'instaurer une relation durable permettant de mettre en place des solutions pour améliorer le quotidiens. Nous souhaitons les accompagner dans leur vie quotidienne et garantir leur avenir.

Comment perçoivent ils vos actions ?

Il faut reconnaitre qu'iIs ne sont pas ouvertement reconnaissant, c'est une autre culture. Evidement ils ne sont pas hostiles. Ils prennent ce qu'on leur transmet.

Quelles sont leurs réticences ? Quels sont leurs espoirs ?

Pas de réticence particulière. Ils nous sollicitent grâce au bouche à oreille.
Enfant_du_Cambodge_OQ_8.jpg

Le problème de la faim se pose t'il au Cambodge ?

Oui sans ambiguïté. Mais la tendance s'oriente d'avantage vers la malnutrition que la sous-nutrition alors que paradoxalement ils ont des aliments de qualité, même si au niveau sanitaire et du point de vue de la conservation des aliments c'est souvent une catastrophe.

Quelles sont les difficultés que rencontrent les enfants au Cambodge ?

Une alimentation inadéquate et souvent insuffisante, mais également des problèmes sanitaires. Peu d'enfants sont épargnés en jeune âge par une affection diverse. Les difficultés s'accentuent généralement en zones rurales, l'accès à l'éducation par exemple étant plus compliqué.
On rencontre aussi ce que l'on pourrait qualifier de problèmes de conscience et particulièrement un problème culturel imputable au lavage de cerveau opéré par le régime khmers rouge. Il existe un trou dans l'histoire des Khmers, un grand vide, qui ne les aident pas pour se structurer, sans oublier la corruption et le fait que les cadres de l'état sont les anciens Khmers rouges. L'analyse de la situation reste complexe. Il ne faudrait pas non plus faire de comparaison avec nos modes de pensées. De plus la plupart encore une grande France de la population est hermétique au dialogue. Seul le temps permettra de sortir du mutisme.

De quels moyens d'actions disposez vous ?

Divers contacts aux ministères de la santé Khmer à Phnom Penh avec lesquels nous avons des contrats et des engagements. Comme par exemple les carnets de santé. Nous disposons également de bâtiments prêtés ou loués. Deux bâtiments une crèche + l'infirmerie. Une école française, payante à hauteur de 150€/mois.
Enfant_du_Cambodge_OQ_6.jpg

Comment lutter efficacement contre la malaria ?

zone 3. Ce sont d'autres associations d'orientations sanitaires. Nous ne nous en occupons pas. Mais si nous avons echos qu'un de nos filleuls est malade alors nous le prendrons en charge.

Avez vous des pressions des mafias locales ?

Nous ne brassons pas d'argent donc il n'y a aucune raison de s'intéresser à nous. On sait qu'elles existent mais nous savons nous adapter et à ce jour nous ne rencontrons pas de problèmes particuliers à ce niveau là.

Pédophilie ?

Personnellement nous n'avons pas rencontré ce cas de figure ici. On sait qu'elle existe encore au Cambodge mais ce que l'on sait moins c'est que la grande majorité des pédophiles ne sont pas le profil qu'en dresse volontiers les médias européens dans un soucis de sensationnalisme. Elle est exercée majoritairement par les cambodgiens eux mêmes. D'ailleurs c'est propre à l'Asie en général. Mais attention nous ne disons pas que les cambodgiens sont des pédophiles. Les dérives existent c'est tout. Nous n'avons heureusement pas besoin d'intervenir car nous n'avons pas de cas recensés avec les enfants avec lesquels nous travaillons.
FB0DB1F52219AC6817949738A9DFF52A.jpg
Nary et son mari ont créé cette association pour permettre à des familles françaises de parrainer un enfant du Cambodge.

Ainsi, quand une famille européenne prend en charge l'avenir d'un enfant, celui-ci est soigné, nourri et éduqué. Plus grand, il pourra accéder à l'apprentissage et entre dans un programme d'entrepreneuriat humanitaire.

Chaque filleul échange régulièrement avec son parrain ou sa marraine, par des photos, des lettres, des dessins, des mails... Les parrains sont accueillis sur place quand ils viennent visiter leurs filleuls, séjourner au Centre d'Accueil de Sihanoukville ou à l'orphelinat, ou encore participer aux missions.

Conclusion

Il n'y a pas de conclusion. Enfants du Cambodge, prouvent qu'il existent des actions concrètes et indépendantes d'apporter des bases solides pour améliorer la santé et l'éducation des plus démunis au Cambodge. Le temps et la patience, le travail, la clairvoyance, la transmission sont les meilleurs alliés de ceux qui souhaitent humaniser le monde.
Enfant_du_Cambodge_OQ_33.jpg

Juin 2012

Un grand remerciement à Guillaume Loisel qui a prit le temps d'apporter son éclairage sur la question et avec lequel nous avons eu une réflexion profonde et constructive. Crédit photo : Ostro N.Quentin et ASIA PIX

large_F99758E72219AC68179696BA5CAD1E11.jpg

Posté par Photo baroudeur 16:00 Archivé dans Cambodge Tagué people children cambodia phnom_penh asia photographer sihanoukville malaria ngo asie cambodge enfants photoreporter ostro_quentin photo_report photoreport ong enfants_du_cambodge koma_kampuchéa guillaume_loisel humanitaire asia_pix philippe_broaly sourire Commentaires (0)

Faire des photos en Asie

conseils d'un photo reporter au plus grand nombre.

semi-overcast 35 °C

Faire des photo en Asie

large_Bangkok2012_OQ_27.jpg

Authenticité et scènes vivantes

L'Asie regorge de scènes vivantes faisant le bonheur de tout photographe. Mais devant l'affluence d'un tourisme de masse, il est préférable de sortir des sentiers battus, et c'est cela aussi voyager en Asie, tracer soit même son sillon. L'occasion de rencontres intenses avec des gens dont la vie est réglée sur les rythmes naturels et des traditions séculaires. Loin donc de l'agitation des mégalopoles tel que Bangkok, Bejing, Phom Phen, Singapour etc, etc...évidement sortir des sentiers battus nécessitent des efforts et quelques prises de risques, mais cela s'appelle vivre sa vie. Renseignez vous bien auprès des populations et des autres voyageurs afin de connaître les risques innerants aux endroits ou vous vous rendez (Accident de la route, malaria, parasitoses, mafia, etc...). Buvez de l'eau en bouteille ou rajouter des pastilles désinfectantes si vous avez un doute. Nourrissez vous comme les locaux, protégez vous des piqûres d'insectes (une lotion pour la peau, une pour les vêtements et une moustiquaire pour dormir) et n'oubliez pas qu'il y a toujours des moustiques kamikazes prêt à tenter le diable pour boire votre sang de "falang" (occidentaux en Thaïlande). Respecter les gens et ne vous croyez pas en terrain conquis. Soyez très prudent sur les routes. Protegez vous quand vous fetes l'amour aux déesses birmanes (préservatif et porte monnaie). Ces 6 préceptes permettent de minimiser au maximum les risques encourue en Asie.
IMG_5661_-_Version_2.jpg
Il ne faut pas hésiter à investir dans un sac étanche, car les déluges sont fréquents surtout en période de mousson et particulièrement dans les heures intéressantes de la journée (matin et fin d'après midi). Personnellement je conseille un sac ventral qui permet de dégainer rapidement son appareil et de la ranger tout aussi rapidement. La discrétion est toujours l'atout du photographe.

Un bonne indicateur de l'autenticité des choses est l'attitude des enfants lors de la prise de vue. S'ils tendant la main pour quémander des ronds, alors vous avez la preuve que vous êtes au mauvais endroit, le tourisme a déjà pourri les lieux...allez vous en !

Faible cout des reportages

La Thaïlande ou l'Inde semble deux bonnes destinations pour commencer à photographier l'Asie. L'Inde dont la pauvreté est retentissante, présente des gammes de couleurs très larges et des scènes variées. Attention certain Sadhou n'acceptent pas qu'on les prennent en photo. Renseignez vous avant si vous n'êtes pas sur au risque d'avoir des ennuis. L'hygiène en Inde est précaire contrairement à la Thaïlande qui est idéale à tout point de vue. Bien sur L'Inde est le pays bon marché pour produire des reportages photos.
Sunset_in_Phuket.jpg
Il y a à mon sens deux types de photos à faire en Asie : la photo urbaine et la photo rurale. Deux facettes complètementaires. Disons que la photo urbaine n'est pas très "vendeuse" mais elle a le mérite de voir l'impacte de la mondialisation sur les populations des villes et l'occidentalisation de ses dernières. Cela permet de mieux comprendre le fonctionnement des societés et ses travers. La photo rurale présente les thèmes les plus traditionnelles car les gens résistent mieux à l'occidentalisation et conservent plus longtemps leur culture. Vous aurez donc la chance de pouvoir approcher déjà gens authentiques à la vie rude mais simple, étant capable de se débrouiller seul et de se contenter de peu, loin des artifices des villes donc. Vous assisterez à des scènes de vie traditionnelles selon les us et coutumes locales. Travail agraire, déroulements des marchés, naissance, crémation, mariage, sacrifices et donations religieuses, fetes de village, etc...bref tout ce qui a disparu en occident au profit d'un multiculturalisme uniformisant et aliénant.

Immersion

Pour se faire le meilleur gage de réussite d'un reportage photo est de pratiquer l'immersion. C'est à dire se fondre parmi les gens, en respectant leur culture, en vivant au plus proche d'eux et en adoptant leur mode de vie (déplacement, nourriture, vêtement, etc...). Le sourire avant tout, la base de la communication en Asie. N'hésitez pas à demeurer qq temps dans un endroit qui vous plaît afin que les gens apprennent à vous connaître et nouer ensuite un dialogue et ce malgré la barrière de la langue. Notez des que vous pouvez sur un carnet quelques mots courants et formules de politesse cela montre que vous essayez de vous intégrer et que vous avez de bonnes intention. N'hésitez pas non plus à aider quand vous en avez la possibilité. Se peut être donné un peu d'argent, donner des antibiotiques, apporter de la nourriture ou aider à des travaux manuels. Les gens n'en seront que plus reconnaissant et ils vous ouvriront d'autant plus leur cœur.

Les scènes les plus intéressantes à mon sens reste évidement les sujets de modes de vie traditionnelles, d'autant plus en déclin que l'occidentalisation et le tourisme progresse. Ne vous comportez donc pas en touriste mais...en voyageur ! Le voyageur est comme un pèlerin, il porte en lui une quête plus profonde et favorise l'échange entre les peuples. Il observe et apprend en silence.
Phuket2012_OQ_17.jpg

Choisir son "camps de base"

Personnellement je conseille d'avoir un "camp de base" ou vous aurez nouez des relations par vos venues successives. Vous devez vous y sentir bien. Connaître des gens de confiance. Pour ma part j'ai choisi la Thaïlande et un endroit "malfamé" d'après les médias occidentaux... ou je me sens bien...Pattaya. C'est une affaire de "feeling". C'est cela la magie de l'Asie une affaire de feeling !

Mes destinations favorites sont celle où le tourisme n'est pas encore développé. Citons la Birmanie, la Malaisie, les philippines, Sumatra, le cambodge, le Laos, la mongolie et la chine rurale. Le littoral Thaïlandais et l'arrière pays sont intéressants aussi.

Monter son réseau

Rencontrer un maximum de professionnels expatriés et montrer votre travail. Journalistes, photographes, humanitaires. Nouez des contacts avec les journaux expatriés (Le petit journal, Gavroche magazine, etc...) et contactez des agences pour montrer votre travail.

Choisissez des thèmes originaux

Si vous souhaitez faire les photos d'Angkor Wat, n'oubliez pas que cela a été fait des milliers de fois. Ce qui intéresse les agences et les magazines sont des reportages qui sortent de l'ordinaire. Ou alors des thèmes traités de manière nouvelle, avec un regard neuf. Pensez y. Sortez donc encore et toujours des sentiers battus on ne le dira jamais assez, et n'hésitez pas à glaner des informations auprès des locaux afin de trouver des endroits originaux avec des histoires originales. Car vous êtes là pour rencontrer des histoires en image. N'hésitez pas à mettre en scène.

L'Asie se mérite

L'Asie se mérite mais résonne encore en elle les échos d'une humanité primitive dont nous sommes originaires dont vous pourrez vous abreuvez si vous avez le courage d'y rentrer corps et âmes. Elle vous donnera beaucoup plus que de simples images, si vous aussi vous donnez un peu de vous même. Osez l'aventure ou bouclez la et continuez donc à vivre votre vie de reclus rationnaliste...

large_Koh_Kong2012_OQ_18.jpg

Posté par Photo baroudeur 01:54 Archivé dans France Tagué landscapes sunsets_and_sunrises people children thailand jungle asia photographer prostitution ostro upp freelens ostro_n.quentin ostro_quentin photo_report photoreport travelling_around_the_world www.ostroquentin.com/reportage/ image_picardie Commentaires (0)

(Articles 1 - 2 sur 2) Page [1]