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Le Boddhisatva de Phnom Penh

Le martini

sunny 35 °C

A l'entrée d'un coin malfamé ou vieux quidams bedonnant et professionnelles de l'amour désabusées se rencontrent (ou pas) je croise un pied beau , nain, laid, difforme, qui trône au milieu des cerbères de sécurité et du staff. Une image de farewest asiatique, un clin d'oeil de la diversité d'un peuple aux antipodes de nos modes de vie. Il me sourit tapis dans l'oeil noir du caniveau. À cet instant c'est comme si son sourire avait déverrouillé cette cuirasse sociale que nous portons en toutes circonstances au milieu des autres. Sa beauté  et sa joie de vivre m'ont vaincu. Comme cet être peut il rayonner ainsi malgré les affections de sa condition et ce malgré l'existence impitoyable du peuple Khmer ? Il nous rappel à nous bien portant quelle chance nous avons d'être beau, mais comme nous sommes laid parfois dans notre assurance et nos convictions. Sa beauté complétait la mienne, son sourire me guérissait de ma perdition et de mes ténèbres. Une lanterne au coeur de la nuit. Peut être est cela le boddhisatva, celui qui libéré enfin des entraves de l'existence revient nous montrer la joie, élémentaire et simple. Parfait de simplicité et de dénuement. Cet être immense de beauté qui témoigne dans son handicap de la beauté du monde dans un petit monde qui a connu la sauvagerie la plus absolue ou vieillards, femmes et enfants étaient massacrés à coup de pelle dans la nuque parce qu'un officier Khmer rouge trouvait que les balles revenaient trop cher...

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Rencontres à Sihanoukville - Cambodge (2012)

Rencontre du troisième type...

35 °C

Comme dans toute société traditionnelle, pour avoir des relations sexuelles avec une femme il faut soit être son mari, soit avoir des relations tarifées et réquenter des prostitués. Dans la société cambodgienne plus qu'ailleurs nous sommes dans un système traditionnel et les relations hors mariage sont proscrites. Mais bien décidé à faire des rencontres féminines je me met en marche en direction de la plage dans les lieus récréatifs de la plage de Sihanioukville ou jeunesse occidentale et Khmer se côtoie. Premier soirée j'arrive accompagné de deux compagnons bretons rencontrés à la ville frontière de Koh Kong. Fraîchement débarqué sur la plage...une jolie cambodgienne m'aborde, je l'invite à se joindre à nous pour aller danser. Elle est anormalement mince, et je comprendrais par la suite qu'elle se drogue. Puis une de ses amies la rejoins. Elle me plaît bien, elle a 21 ans, elle est pétillante et comme moi elle aime se déhancher. Je commence à l'aborder et la charmer. Ces rencontres faciles et inopinées me laissent sur mes réserves.  Mes bretons se trouvent des gos et nous décollons pour un bar avec une piscine l'"Utopia". Je pique une tête avec ce que je crois être ma futur conquête. Et pendant un moment d'absence un de mes compagnons fricote avec elle.  Pour moi c'est sur...la belle ira se faire reluquer ailleurs. Finalement nous rentrons vers notre Guesthouse et je congédie et remercie la première fille, qui visiblement prend très mal le fait de ne pas passer la nuit avec moi. Étrange pays ! Le lendemain JB le breton m'explique que la belle lui demanda 15$ pour sa compagnie. Je comprend à ce moment là que nous avons à faire à des prostitués free-lance, qui choisissent leur client par affinité et tranche d'âge. 

Deux jours plus tard je retenterais l'expérience seul cette fois ci (éliminant ainsi toute concurrence parasite). Je suis réputé pour mes pas de danse et je croise tout à coup le regard d'un ange. Fracture net des mirettes. Allez on s'affole pas, on l'aborde, on amorce la danse nuptiale, on verra bien. On accroche bien et ça dure une demi heure avant que je lui propose d'aller admirer la voûte étoilée sur la plage. La on se rapproche encore, je la décolle du sol et la pose sur mes genoux. Elle a les cuisses et les hanches très fermes c'est sur c'est une poule labelisée je tiens le gros lot ! Et alors que je parle d'aller me coucher elle me balance : "How much you pay ?" Diable ! Toutes des putes ? Payer une jolie fille rencontrée en boîte de nuit n'est pas dans mes principes. D'autant plus que je me donne toujours un peu de mal, donc pour moi c'est mérité. La je suis face à un choix cornélien : rétribuer mademoiselle et rentrer avec ou...rentrer seul la queue sous le bras ! Le choix est vite fait. On se met d'accord pour 10$. Ça tue un peu le charme de la rencontre. Soupire. Mais elle est tellement canon que j'en suis...boulet ! Elle embarque derrière moi sur ma moto et nous décollons pour ma Guesthouse. Il faut passer à la douche. Elle ne veut pas se joindre à moi, de la pudeur probablement. Après sa douche et tandis que je brique mon corps de Millon de Crotone elle m'attend lascivement dans mon lit. Quand je l'a rejoind elle me demande d'éteindre la lumière, encore de la pudeur pensais-je. Pour un peu j'allumerais bien un cierge avant de chanter le cantique de la pute romantique. Je l'embrasse et admire sa magnifique paire de loche, anormalement disproportionnée pour une asiatique. J'ai bizarrement de moins en moins de feeling, pire je suis envahi d'un désagréable pressentiment...et si cette créature n'était pas ce qu'elle renvoie ? C'est à dire une jeune et jolie jeune femme. Je veux en avoir le cœur net..."are you lady boy" ? "yes i'm lady boy sorry !" Un trav' !!! Une femme à bite noooooooooon ! "I can make you happy !" me lance t'elle comme une formule magique. Une formule magique qui ne prend pas...je ne suis pas adepte de ces bizarreries de la nature, même si je respecte. J'ai le choix entre lui décrocher la mâchoire d'un coup de coude ou la congédier gentiment. J'opte pour ma seconde option et grand con que je suis je lui glisse quand même un billet vert par ce que voilà le quotidien d'un "lady boy" dans une société hyper traditionnaliste ça doit pas être évident. Et oui ça n'arrive pas qu'aux autres et ca arrive même aux meilleurs d'entres nous. Cela me servira d'exemple. La prochaine fois je met la main au panier afin de m'assurer de ne pas faire une rencontre du troisième type. 

Au Cambodge quand tu veux faire des rencontres tu as affaire à des putes ou des trav'. Des putes ou des trav' il faut choisir !

J'ai fais la rencontre d'une française, animatrice sociale dans le 93. Elle s'envoie en l'air avec des cambodgiens et ça le lui coûte rien. La bonne affaire !  Le dernier en date un chauffeur de Touk Touk l'a même demandé en mariage. Forcément une occas' comme celle là n'arrive pas tout les jours. ;)

Je repars danser les autres soirs, mais cette fois là j'envoie paître toutes les belles qui gravitent autour de moi. Yen a une qui insiste. Je fais mine de l'ignorer mais un moment c'est plus possible. Nous dansons ensemble, mais je lui dis finalement au revoir aimablement. Celle là n'aura ni ma queue ni ma maille. Je la revois le lendemain puis le surlendemain. Ça devient une copine. Je me sens un peu chaud ce soir la. Je commence à la draguer, l'embrasser dans le cou..je dérape un peu malgré le fait que je lui avais dis que je ne cherchais rien. Nous partons fouler la plage afin de nous livrer un peu l'un à l'autre et de comprendre pour ma part qu'il elle est exactement. C'est plutôt une belle femme mais elle n'est pas toute jeune. Elle m'explique qu'elle ne se prostitue pas qu'elle profite des festivités du nouvel an Khmer pour se changer les idées. Elle me fait comprendre que le premier soir ou  jetais parti après lui avoir dit au revoir elle s'était senti triste. Elle m'aimait bien. En fait je comprend qu'elle cherche des amis. Je ne suis pas très à l'aise pour avoir des amies filles, j'ai plutôt envie de leur grimper dessus, mais j'avoue qu'avec elle je peux passer outre l'attirance physique. Déjà elle a au moins 40 balais, et en plus je fréquente une autre femme actuellement. Elle m'invite chez elle au centre de Sianoukville, dans une habitation très modeste, qui s'apparente à une cabane en bois. Elle est fier de me dire qu'elle est propriétaire et qu'elle possède 3 scooters qu'elle loue. Son hospitalité est touchante, et ce qui m'était apparu comme une "proposition" ne l'est pas. Elle est séparée et je crois comprendre qu'elle sort d'une déception amoureuse. Je la verrais bien avec un barraing  (étranger) de son âge. Je cesse donc de la peloter et de faire mon mauvais garçon. Je souris je suis heureux et chanceux : pour une fois que je rencontre une personne qui n'en a pas après mon argent. En fait je viens de me faire une amie, et pour le voyageur habitué aux éphémères rencontres c'est assez rare...

Posté par Photo baroudeur 16:45 Archivé dans Cambodge Tagué sunsets_and_sunrises people parties cambodia asia photographer sihanoukville cambodge prostitution ostro freelens ostro_n.quentin ostro_quentin photo_report photoreport travelling_around_the_world mama_san Commentaires (2)

Les Enfants du Cambodge

Une ONG française au Cambodge

sunny 30 °C

Enfants du Cambodge - Koma Kampuchéa - A french NGO in Cambodia

Crédit photo : Ostro N.Quentin et ASIA PIX

Apres l'effondrement du régime Khmer et l'arrivée de l'Apronuc (Autorité provisoire des nations unies au Cambodge) , les ONG poussèrent comme des champignons. Les ONG servent bien souvent l'intérêt des pays donateurs en priorité. Une réminiscence ou une résurgence subtile du colonialisme dirons certain. Que doit on penser des grands groupes de textiles de la planète qui prolifèrent en créant moult ONG (ONG pas usines) sur la fabrication de la soie ou sa confection ? La bonne affaire n'est ce pas. Beaucoup n'étant là que pour profiter du marasme ambiant, les cadres de ses structures bénéficiant de voitures de luxe (la fameuse Lexus), de villas coloniales confortables, bonnes à tout faire, etc, etc, grâce à la contribution des bons samaritains occidentaux tandis que les cadres Kmers touchent leur commission. C'est quelque chose que j'ai constaté sur le terrain. Si cela apparait comme un stéréotype, il faut bien admettre qu'il y a heureusement des ONG honnêtes comme c'est le cas d'Enfant du Cambodge. Les entreprises capitalistes chinoises ou thaïlandaises implantées dans le pays ne cachent pas leur desseins économiques au moins. S'il faut dénoncer cela, il serait dommage d'occulter le travail de ces ONG sérieuses qui livrent un travail admirable afin d'améliorer le sort des plus démunis sans sombrer dans l'assistanat, même si si progressivement ce fléau occidental tend à gagner les pays pauvres. Dans le lot citons Pour un Sourire d'Enfant (PSE), friends, Pédiatre du monde (PDM) ou Enfants du Cambodge, structure jeune et modeste mais loin des "magouilles" des ONG, pardonnez la formule, véritable "mouches à merde".

Nous avons demandé à Guillaume Loisel, bénévole français auprès d'Enfants du Cambodge dans l'antenne de Sianoukville, ville littoral du Cambodge de bien vouloir répondre à nos questions.
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Présentation de l'Ong

Association humanitaire engagée dans le parrainage Enfants du Cambodge vient en aide aux enfants mal nourris, les soignent, leur assurent éducation ou apprentissage et les accompagnent dans l'entreprenariat humanitaire jusqu'à ce que, à leur tour, ils viennent en aide à d'autres filleuls. Le soutient éducatif et scolaire est un des piliers de l'action. Des sorties en centres aérés sont également au programme.
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Année d'existence, fondateurs, impulsions ?

Enfants du Cambodge est une Organisation Non-Gouvernementale francaise qui a germé en 2003 sous l'impulsion de Philippe Broalit 45 ans. Magistrat Français et professeur de droit il est marié à Nary une khmer qui a vécu 7 ans dans l'orphelinat de Phnom Penh, et donc qui est personnellement impliquée dans le processus. Quand à la motivation de Philippe Broalit, elle provient du jour ou après avoir vu des gamins malades de la faim, il est intérieurement interloqué et se demande ce qu'il peut faire pour changer cela. Les Enfants du Cambodge sera la réponse.

Quel type de structure ?

Une structure classique de type pyramidale. Philippe Broalit, président et responsable d'antenne, sa femme vice-présisente et 5 salariés Khmers permanents. Ensuite les bénévoles - Le bureau en France est composé de 5 bénévoles. Au Cambodge l'association varie entre 3 jusqu'à 10 bénévoles intérimaires sur le terrain en fonction des tâches et des priorités définies.

Fonctionnement des parainages

Le fil conducteur est basique : un parrain, un filleul. Le parrain suit son filleul sur le long terme de la naissance jusqu'à la majorité de l'enfant. La volonté d'Enfants du Cambodge est de mettre en place des suivis qualitatifs ce pourquoi un filleul ne peut avoir qu'un seul parrain. Et ce également, par soucis de transparence.
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Soutient et partenaires ?

Ce sont majoritairement des partenaires locaux indigènes tel que les écoles de Sihanoukville.

Financement ?

C'est le travail des bénévoles qui permet l'aventure possible. Le financement à proprement parlé s'effectue par parrainage européen. Francais, Belges et même Anglais. Le vœu de l'association est que des cambodgiens aisés puissent aider les leur. 100% des dons affectés aux missions. Seuls les personnels des missions locales sont rémunérés, tous les autres (administrateurs, membres du bureau, cadres de l'association) sont bénévoles.

Pouvez vous illustrer par un exemple approfondi et concret d'une de vos actions ?

Premier dimanche de chaque mois : journée des filleuls, ou chaque personne de l'association au Cambodge s'implique bénévolement. C'est un moment de reunion, de rire et de partage. Durant cette journée repas et activités sont organisés et se finissent traditionnelement par une distribution du riz. On procède à l'ouverture du courrier et à la réception des cadeaux reçus des parrains/marraines.
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Quel est le rapport d'enfant du Cambodge avec la population ?

Rapport chaleureux avec le sentiment de relations s'élevant au delà d'une relation reposant uniquement sur le don de riz mensuel, le but n'étant pas de rendre les populations dépendante de l'aide mais d'instaurer une relation durable permettant de mettre en place des solutions pour améliorer le quotidiens. Nous souhaitons les accompagner dans leur vie quotidienne et garantir leur avenir.

Comment perçoivent ils vos actions ?

Il faut reconnaitre qu'iIs ne sont pas ouvertement reconnaissant, c'est une autre culture. Evidement ils ne sont pas hostiles. Ils prennent ce qu'on leur transmet.

Quelles sont leurs réticences ? Quels sont leurs espoirs ?

Pas de réticence particulière. Ils nous sollicitent grâce au bouche à oreille.
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Le problème de la faim se pose t'il au Cambodge ?

Oui sans ambiguïté. Mais la tendance s'oriente d'avantage vers la malnutrition que la sous-nutrition alors que paradoxalement ils ont des aliments de qualité, même si au niveau sanitaire et du point de vue de la conservation des aliments c'est souvent une catastrophe.

Quelles sont les difficultés que rencontrent les enfants au Cambodge ?

Une alimentation inadéquate et souvent insuffisante, mais également des problèmes sanitaires. Peu d'enfants sont épargnés en jeune âge par une affection diverse. Les difficultés s'accentuent généralement en zones rurales, l'accès à l'éducation par exemple étant plus compliqué.
On rencontre aussi ce que l'on pourrait qualifier de problèmes de conscience et particulièrement un problème culturel imputable au lavage de cerveau opéré par le régime khmers rouge. Il existe un trou dans l'histoire des Khmers, un grand vide, qui ne les aident pas pour se structurer, sans oublier la corruption et le fait que les cadres de l'état sont les anciens Khmers rouges. L'analyse de la situation reste complexe. Il ne faudrait pas non plus faire de comparaison avec nos modes de pensées. De plus la plupart encore une grande France de la population est hermétique au dialogue. Seul le temps permettra de sortir du mutisme.

De quels moyens d'actions disposez vous ?

Divers contacts aux ministères de la santé Khmer à Phnom Penh avec lesquels nous avons des contrats et des engagements. Comme par exemple les carnets de santé. Nous disposons également de bâtiments prêtés ou loués. Deux bâtiments une crèche + l'infirmerie. Une école française, payante à hauteur de 150€/mois.
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Comment lutter efficacement contre la malaria ?

zone 3. Ce sont d'autres associations d'orientations sanitaires. Nous ne nous en occupons pas. Mais si nous avons echos qu'un de nos filleuls est malade alors nous le prendrons en charge.

Avez vous des pressions des mafias locales ?

Nous ne brassons pas d'argent donc il n'y a aucune raison de s'intéresser à nous. On sait qu'elles existent mais nous savons nous adapter et à ce jour nous ne rencontrons pas de problèmes particuliers à ce niveau là.

Pédophilie ?

Personnellement nous n'avons pas rencontré ce cas de figure ici. On sait qu'elle existe encore au Cambodge mais ce que l'on sait moins c'est que la grande majorité des pédophiles ne sont pas le profil qu'en dresse volontiers les médias européens dans un soucis de sensationnalisme. Elle est exercée majoritairement par les cambodgiens eux mêmes. D'ailleurs c'est propre à l'Asie en général. Mais attention nous ne disons pas que les cambodgiens sont des pédophiles. Les dérives existent c'est tout. Nous n'avons heureusement pas besoin d'intervenir car nous n'avons pas de cas recensés avec les enfants avec lesquels nous travaillons.
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Nary et son mari ont créé cette association pour permettre à des familles françaises de parrainer un enfant du Cambodge.

Ainsi, quand une famille européenne prend en charge l'avenir d'un enfant, celui-ci est soigné, nourri et éduqué. Plus grand, il pourra accéder à l'apprentissage et entre dans un programme d'entrepreneuriat humanitaire.

Chaque filleul échange régulièrement avec son parrain ou sa marraine, par des photos, des lettres, des dessins, des mails... Les parrains sont accueillis sur place quand ils viennent visiter leurs filleuls, séjourner au Centre d'Accueil de Sihanoukville ou à l'orphelinat, ou encore participer aux missions.

Conclusion

Il n'y a pas de conclusion. Enfants du Cambodge, prouvent qu'il existent des actions concrètes et indépendantes d'apporter des bases solides pour améliorer la santé et l'éducation des plus démunis au Cambodge. Le temps et la patience, le travail, la clairvoyance, la transmission sont les meilleurs alliés de ceux qui souhaitent humaniser le monde.
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Juin 2012

Un grand remerciement à Guillaume Loisel qui a prit le temps d'apporter son éclairage sur la question et avec lequel nous avons eu une réflexion profonde et constructive. Crédit photo : Ostro N.Quentin et ASIA PIX

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Posté par Photo baroudeur 16:00 Archivé dans Cambodge Tagué people children cambodia phnom_penh asia photographer sihanoukville malaria ngo asie cambodge enfants photoreporter ostro_quentin photo_report photoreport ong enfants_du_cambodge koma_kampuchéa guillaume_loisel humanitaire asia_pix philippe_broaly sourire Commentaires (0)

Faire des photos en Asie

conseils d'un photo reporter au plus grand nombre.

semi-overcast 35 °C

Faire des photo en Asie

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Authenticité et scènes vivantes

L'Asie regorge de scènes vivantes faisant le bonheur de tout photographe. Mais devant l'affluence d'un tourisme de masse, il est préférable de sortir des sentiers battus, et c'est cela aussi voyager en Asie, tracer soit même son sillon. L'occasion de rencontres intenses avec des gens dont la vie est réglée sur les rythmes naturels et des traditions séculaires. Loin donc de l'agitation des mégalopoles tel que Bangkok, Bejing, Phom Phen, Singapour etc, etc...évidement sortir des sentiers battus nécessitent des efforts et quelques prises de risques, mais cela s'appelle vivre sa vie. Renseignez vous bien auprès des populations et des autres voyageurs afin de connaître les risques innerants aux endroits ou vous vous rendez (Accident de la route, malaria, parasitoses, mafia, etc...). Buvez de l'eau en bouteille ou rajouter des pastilles désinfectantes si vous avez un doute. Nourrissez vous comme les locaux, protégez vous des piqûres d'insectes (une lotion pour la peau, une pour les vêtements et une moustiquaire pour dormir) et n'oubliez pas qu'il y a toujours des moustiques kamikazes prêt à tenter le diable pour boire votre sang de "falang" (occidentaux en Thaïlande). Respecter les gens et ne vous croyez pas en terrain conquis. Soyez très prudent sur les routes. Protegez vous quand vous fetes l'amour aux déesses birmanes (préservatif et porte monnaie). Ces 6 préceptes permettent de minimiser au maximum les risques encourue en Asie.
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Il ne faut pas hésiter à investir dans un sac étanche, car les déluges sont fréquents surtout en période de mousson et particulièrement dans les heures intéressantes de la journée (matin et fin d'après midi). Personnellement je conseille un sac ventral qui permet de dégainer rapidement son appareil et de la ranger tout aussi rapidement. La discrétion est toujours l'atout du photographe.

Un bonne indicateur de l'autenticité des choses est l'attitude des enfants lors de la prise de vue. S'ils tendant la main pour quémander des ronds, alors vous avez la preuve que vous êtes au mauvais endroit, le tourisme a déjà pourri les lieux...allez vous en !

Faible cout des reportages

La Thaïlande ou l'Inde semble deux bonnes destinations pour commencer à photographier l'Asie. L'Inde dont la pauvreté est retentissante, présente des gammes de couleurs très larges et des scènes variées. Attention certain Sadhou n'acceptent pas qu'on les prennent en photo. Renseignez vous avant si vous n'êtes pas sur au risque d'avoir des ennuis. L'hygiène en Inde est précaire contrairement à la Thaïlande qui est idéale à tout point de vue. Bien sur L'Inde est le pays bon marché pour produire des reportages photos.
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Il y a à mon sens deux types de photos à faire en Asie : la photo urbaine et la photo rurale. Deux facettes complètementaires. Disons que la photo urbaine n'est pas très "vendeuse" mais elle a le mérite de voir l'impacte de la mondialisation sur les populations des villes et l'occidentalisation de ses dernières. Cela permet de mieux comprendre le fonctionnement des societés et ses travers. La photo rurale présente les thèmes les plus traditionnelles car les gens résistent mieux à l'occidentalisation et conservent plus longtemps leur culture. Vous aurez donc la chance de pouvoir approcher déjà gens authentiques à la vie rude mais simple, étant capable de se débrouiller seul et de se contenter de peu, loin des artifices des villes donc. Vous assisterez à des scènes de vie traditionnelles selon les us et coutumes locales. Travail agraire, déroulements des marchés, naissance, crémation, mariage, sacrifices et donations religieuses, fetes de village, etc...bref tout ce qui a disparu en occident au profit d'un multiculturalisme uniformisant et aliénant.

Immersion

Pour se faire le meilleur gage de réussite d'un reportage photo est de pratiquer l'immersion. C'est à dire se fondre parmi les gens, en respectant leur culture, en vivant au plus proche d'eux et en adoptant leur mode de vie (déplacement, nourriture, vêtement, etc...). Le sourire avant tout, la base de la communication en Asie. N'hésitez pas à demeurer qq temps dans un endroit qui vous plaît afin que les gens apprennent à vous connaître et nouer ensuite un dialogue et ce malgré la barrière de la langue. Notez des que vous pouvez sur un carnet quelques mots courants et formules de politesse cela montre que vous essayez de vous intégrer et que vous avez de bonnes intention. N'hésitez pas non plus à aider quand vous en avez la possibilité. Se peut être donné un peu d'argent, donner des antibiotiques, apporter de la nourriture ou aider à des travaux manuels. Les gens n'en seront que plus reconnaissant et ils vous ouvriront d'autant plus leur cœur.

Les scènes les plus intéressantes à mon sens reste évidement les sujets de modes de vie traditionnelles, d'autant plus en déclin que l'occidentalisation et le tourisme progresse. Ne vous comportez donc pas en touriste mais...en voyageur ! Le voyageur est comme un pèlerin, il porte en lui une quête plus profonde et favorise l'échange entre les peuples. Il observe et apprend en silence.
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Choisir son "camps de base"

Personnellement je conseille d'avoir un "camp de base" ou vous aurez nouez des relations par vos venues successives. Vous devez vous y sentir bien. Connaître des gens de confiance. Pour ma part j'ai choisi la Thaïlande et un endroit "malfamé" d'après les médias occidentaux... ou je me sens bien...Pattaya. C'est une affaire de "feeling". C'est cela la magie de l'Asie une affaire de feeling !

Mes destinations favorites sont celle où le tourisme n'est pas encore développé. Citons la Birmanie, la Malaisie, les philippines, Sumatra, le cambodge, le Laos, la mongolie et la chine rurale. Le littoral Thaïlandais et l'arrière pays sont intéressants aussi.

Monter son réseau

Rencontrer un maximum de professionnels expatriés et montrer votre travail. Journalistes, photographes, humanitaires. Nouez des contacts avec les journaux expatriés (Le petit journal, Gavroche magazine, etc...) et contactez des agences pour montrer votre travail.

Choisissez des thèmes originaux

Si vous souhaitez faire les photos d'Angkor Wat, n'oubliez pas que cela a été fait des milliers de fois. Ce qui intéresse les agences et les magazines sont des reportages qui sortent de l'ordinaire. Ou alors des thèmes traités de manière nouvelle, avec un regard neuf. Pensez y. Sortez donc encore et toujours des sentiers battus on ne le dira jamais assez, et n'hésitez pas à glaner des informations auprès des locaux afin de trouver des endroits originaux avec des histoires originales. Car vous êtes là pour rencontrer des histoires en image. N'hésitez pas à mettre en scène.

L'Asie se mérite

L'Asie se mérite mais résonne encore en elle les échos d'une humanité primitive dont nous sommes originaires dont vous pourrez vous abreuvez si vous avez le courage d'y rentrer corps et âmes. Elle vous donnera beaucoup plus que de simples images, si vous aussi vous donnez un peu de vous même. Osez l'aventure ou bouclez la et continuez donc à vivre votre vie de reclus rationnaliste...

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Posté par Photo baroudeur 01:54 Archivé dans France Tagué landscapes sunsets_and_sunrises people children thailand jungle asia photographer prostitution ostro upp freelens ostro_n.quentin ostro_quentin photo_report photoreport travelling_around_the_world www.ostroquentin.com/reportage/ image_picardie Commentaires (0)

PATTAYA - KINGDOM OF THAILAND (2011)

Behind prostitution...

rain 30 °C
Voir THAILAND/INDONESIA (2011) sur la carte de Photo baroudeur.

PATTAYA - KINGDOM OF THAILAND - Ostro N.Quentin (2011)

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TEXTE ET PHOTO BY OSTRO N.QUENTIN

Cet article aurait tout aussi bien pu s'intituler "Pattaya Artifical Kingdom of Thailand" mais ce fut pour le photographe que je suis l'occasion de rencontres aussi enrichissantes les unes que les autres bien au delà des apparences. Bien sur on évoque la prostitution véritable institution ici, mais c'est aussi l'opportunité de montrer un autre visage que celui de la prostitution ou des bidonvilles périphériques. DIAPORAMA PAR ICI => CLIQUER ICI

Pattaya, province de Chonburi, sur le golfe du Siam à 147 km au sud-est de la capitale Bangkok.

Remerciement à Bouddha, Fred the Raid, Philippe P, Fenriz, Lak, Noi, Gavroche Magazine et les français de Dominique Guesthouse qui ont répondus à mes questions...

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Tout à commencer dans ses toilettes. 
Les chiottes en voyage c’est un peu le miroir de l’âme. Dépaysement garanti. Propres, on est clair avec soit même. Sales, l’enfoiré d’avant était bourré ou n’a pas digéré son Pad Thai. Pour le voyageur, la saleté est parfois indicateur de l'authenticité des choses...

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Cet enculé de Ronald est un malin. Il sait singer les us et coutumes des pays dans lequel il vient vendre sa pourriture.

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Je suis tombé sur un groupe de français qui avait reconstitué le lien social et l'ambiance du café du coin à la française, ou les hommes partagent d'avantage que des ricards....cette chose toute sotte mais essentiel...l'amitié !

Olivier le financier : Expatrié, il travaille pour une multinationale de l'informatique. Il a des responsabilités importantes. Il gère tous les comptes Carrefour de France pour sa boite. Il arrive à Pattaya le lendemain de son divorce. "Je suis arrivé à Pattaya le lendemain de mon divorce. Il n'y a pas de hasard, quand tu atterris ici c'est qu'il y a un gros vide affectif". Autour de la table tous acquiescent dans un silence complice qui en dit long. Ici échoue pas mal de brisés de l'existence. Ils viennent se refaire une santé affective. Olivier entretient une relation régulière avec une Thaïlandaise. Il lui prépare une demande de Visa pour la France. C'est comme ca que ca marche. Mon avis : il n'est pas au bout de ses problèmes.

Olivier de Normandie. Il touche le RSA. Il a l'oeil luisant et le sourire en coin caractéristique de l'image qu'on se fait du...pervers. Il connait toutes les histoires sordides du coin mais aussi les ficelles et les astuces pour évoluer ici. Il a des blessures secrets. Je serais simplement qu'il co-gérait un bar ici avec un associé qui ne manquera pas de le plumer lors d'un de ses retours en France. Quand il reviendra, le bar avait été vendu à quelqu'un d'autre. Un jour dans un bar gogo (les femmes dansent sur des podiums) ou il m'introduira il aura cette phrase qui fut un déclic pour moi "on est quand même mieux ici qu'à l'usine en France non ? avant de s'en retourner siroter sa bière"

Philippe du Pays de Cocagne : il est du Sud Ouest. Tu peux pas le louper, l'accent du soleil et la gueule. Une vraie gueule ! Celle qui dérange. Lui il n'a pas connu son père. Il en a souffert. Il ne désire pas d'enfant, de foyer, pas de femme. Un jour sa compagne évoque de cesser la pilule contraceptive. Coup de grâce de la relation : "Jai débandé à partir de ce moment là et j'ai jamais pu repartir avec elle". Philippe vient en Thailand depuis 1988 a raison de plusieurs fois par an. Sauf depuis son accident de travail il y a 3 ans. C'est un peu la mémoire francophone de Pattaya. Il en connait les recoins et les combines. "Ici c'est comme dans un jeu vidéo dont je suis le héros" et de préciser "dans la limite de mes moyens financiers". Lors de nos escapades nocturnes ou il s'improvise guide, j'évoque mon souhait d'écrire un billet spécial sur la ville du vice. Il m'explique que les journalistes sont des manipulateurs : procher de la Walking Street dans un de ces bars qui donnent le tournis, un journaliste a pris des clichés de jeunes femmes majeurs pour illustrer un article sur la pédophilie aux Philippines. Un père de famille européen dont la femme est thaïlandaise s'est fait prendre en photo avec sa petite fille pour les mêmes raisons. Inutile de préciser qu'il n'aime pas trop les journalistes, souvent à l'affut de choses sordides et près à tricher pour se faire valoir. Il m'explique qu'ici "on paie les femmes pour ne pas avoir de problèmes. Une fois j'ai baissé la garde. j'ai eu une relation suivie pendant des années avec l'une d'entre elle, elle ne m'a jamais demandé d'argent. J'ai pris cher quand nous nous sommes séparés."

Maurice de Liège : 84 printemps, retraité. Il est en couple avec Noi depuis 15 ans. Ils sont très complice. Ils se jettes des vacheries à la gueule. Ils s'aiment à en crever les yeux. Qui a dit qu'on ne pouvait pas rencontrer l'Amour dans les paradis artificiels ?

Pattaya c'est aussi trois bidonvilles dont le quidam de passage ignore même l'existence.

Jane: je fais sa rencontre dans une boite branchée de Pattaya "Insomnia". On danse ensemble électrisé par nos regards respectifs. C'est intense. On est bien ensemble. Il y a comme qui dirait une osmose. On repart ensemble aux aurores. Ce n'est pas une prostitué. Du moins c'est ce qu'elle cherche à me faire croire. La frontière est bien mince. Elle a 26 ans, mais elle se projette déjà avec moi, les voyages. On passe la matinée ensemble. Dans l'après midi je l'a reconduis chez elle. Elle semble contrariée. On ne se reverra pas.

Noi : Elle a déjà 40 printemps. Jolie naturellement elle ne les parait pas. Elle n'a pas eu d'enfant. Elle a été marié 3 mois. C'est un coeur en sursis, transi de solitude. Comme nous tous ? Elle a travaillé dans les rizières des l'âge de 13 ans. Puis elle est devenu négociante en tissu à Bangkok pour des compagnies occidentales. La crise n'a pas épargné le pays de Siam. Elle s'est retrouvé ici à Pattaya au milieu de milliers d'autres femmes. Elle travaillent derrière le bar. Noi part rarement avec des étrangers depuis une histoire qui a mal finit avec un Anglais

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L'INDUSTRIE DU SEXE

Dans le cas du pays de Siam la prostitution est admise depuis des lustres, ce qu’on appellera plus tard «l’industrie du sexe» s’est développée lors de la guerre de Corée et du Vietnam. Les militaires venaient en permission pour leur période «Rest and Recreation»(R&R). Pour certains cela prend des allures de fêtes. Pour d’autres moins...à Pattaya par exemple les filles viennent souvent des régions modestes rurales comme le nord et le nord-est, bien que le problème de la faim ne s’y pose pas. Pour beaucoup de femme c’est une option correcte pour avoir un train de vie confortable. La prostitution «c’est pas tabou et on en viendra pas à bout» étant donné l’immense source de revenus que ça génère. L'Asie un bordel géant il parait. Le bordel à proprement parlé concerne les locaux, très assidus, la fréquentation du bordel étant perçue comme une forme de sociabilisation. Mais le Farang (homme occidental) en quête de sexe (et/ou d’affection) n’a pas accès au bordel. Il se retrouve dans des lieux spécialisés. Dans mon travail photographique je me suis efforcé justement de montrer un lieu de luxure comme Pattaya sous un regard plus poétique et sans jamais montrer les hordes de filles aguicheuses.

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Il n'est pas rare de croiser des femmes qui cherchent réellement à se marier.

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MAMA SAN Mi-matrone mi-déesse, la Mama san veille aux affaires et à la santé des filles de bar. Elle est respectée. Son histoire est contenu dans son visage de cire, un visage grave qui en impose.

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MAMA SAN 2

Encore faut il que la Mama San ne soit pas bourrée !

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Le visage de la misère humaine est universelle.

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Le seul pays du monde ou la police est sponsorisée par une marque...de whisky ! Mais sous leurs airs joviales, les thailandais ne plaisantent pas. En cas d'altercation le fautif c'est...le Falang (comprenez l'étranger). Si les choses tournent mal un gars peut se faire rouer de coups et jetté en cellule dans des conditions effroyables. La justice est sommaire et implacable. Un constat : il n'y a quasiment aucune violence, malgré l'alcool qui coule à flot et les filles.

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Nous approchons de la Walking Street, probablement une des rues les plus fréquentée de Thaïlande tant elle voit défiler des masses de touristes. On y rencontre les filles de bar mais aussi beaucoup d'artistes de rue. Parfois aussi Bernard de La Villardière quand il enquête sur le phénomène Pattaya pour Enquête exclusive. Ambiance néon et bruyante garantie.

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Une version asiatique du Moulin Rouge à l'identique de celle de Montmartre...excepté la danseuse de Lap Dance qui assure le spectacle à la barre à la vue du quidam dans la rue.

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Les gamins des rues s'adonnent à leur art, ici un prodige du ballon rond.

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Même dans cet enfer urbain il y a toujours quelques romantiques se trimballant les fleurs à la main

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Montmartre version asiatique je vous dis !

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Fred dit Fred the Raid, patron d'un Guesthouse. A force de le fréquenter celui me livre des confidences. "Ici le Falang n'est jamais propriétaire de l'établissement qu'il exploite, mais seulement des murs. Les Thaïlandais s'assurent ainsi de conserver leurs commerces et leurs propriétés et se préservent ainsi de la spoliation de leur patrimoine par les étrangers. Moi je ne suis qu'un étranger ici (From switzerland). C'est Mama San qui gère le truc. (le bordel quoi). On est associé. Je paie tout ici et elle s'occupe de la paperasse" Fred est marié avec à Pattaya la crasseuse et...la bouteille ! Cet ancien rockeur vit son rêve éthylique ici. Dans son bar il peut boire incognito. Il m'explique que les russes tiennent les établissements de luxe sur Pattaya comme partout en Asie d'ailleurs, part qu'il se partage avec les chinois. Ce sont des investisseurs.

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Singing in the rain

La pluie martèle les toits en tôle toute la nuit. Des précipitations records qui annoncent les désastres à venir de Bangkok. Le lendemain se sont des rivières qui ont remplacé les "Soi" les rues de Pattaya.

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Sous le niveau des eaux les transformateurs électriques explosent. Tel un bombe, le bruit est assourdissant. La petit peuple des bars observent le spectacle impuissant.

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Maurice, Liégeois de 84 ans et marié à une thaïlandaise reste stoïque

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Même dans l'adversité les thaïlandais gardent le sourire.

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Regard dur mais coeur tendre

Cette femme symbolise à elle seul le combat quotidien de ces femmes venues ici pour construire une vie meilleure, ramasser assez d'argent pour se construire une maison et apporter un meilleur train de vie à leurs familles. Les "filles de bar" comme on les appelle communément cherchent pour la plupart simplement à...rencontrer un mari afin de connaitre une autre finalité que celle du commerce de leur corps.

Posté par Photo baroudeur 03:30 Archivé dans Thaïlande Tagué people thailand asia pattaya prostitution ostro_n.quentin mama_san Commentaires (3)

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