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N.QUENTIN PHOTOREPORTER - INTRODUCE MYSELF

A la découverte de soi...et des autres

« L’aventure est un état d’esprit. Elle se trouve dans le cœur de l’homme. L’aventure, c’est être capable de refuser son destin, être prêt à partir à tout moment, concevoir encore et toujours de nouveaux projets, ne pas être assis, c’est en un mot vivre sa vie et la construire. » Paul Emile Victor.

Enfant curieux

Enfant curieux

Quand je serais grand...

Aussi loin que je m'en souvienne, je n'ai jamais tenu en place. Tout petit déjà je trompais la vigilance de mes parents, et je me carapatais. C'était inscrit en moi, il fallait que je tente. Mais tenter quoi ? L'aventure de la vie putain ! Partir, explorer par soit même, découvrir, aller voir ce qu'il y a...derrière. Beaucoup de curiosité donc. Je leur en ai fait baver à mes vieux. J'avais déjà le sens des initiatives, mais quand on est gamin ça fait flipper les adultes, alors on vous interdit, on vous protège...surprotège même...surprotection...maladie de l'occident...obsession de la sécurité comme l'a si bien remarqué mon ami Mickael Lacombe. (celui qui m'a donné le virus de l'Asie).

«quand je serais Anthropologue, explorateur ou Volcanologue», c'était ca ma lubie petit. Au final...la vie m'a fait photo reporter et je l'en remercie. J'ai choisi ce métier...ou ce métier ma choisi, je ne sais plus trop.

Si j'avais eu d'avantage de discipline je serais resté dans la Légion Etrangère. Mais faire la guerre pour d'autres, obéir, et qui plus est pour l'intérêt de quelques puissants...quelle gloire à cela ?

Photographe solidaire

Si mes collaborateurs me qualifie souvent de "photographe d'instinct" , je suis avant tout, de mon aveu un "photographe solidaire" et solitaire bien entendu. Ni voyeur, ni chasseur, ni chroniqueur, ni historien, autodidacte en photographie comme dans ma lecture du monde, j'ai appris la photographie sur le tas en...photographiant ! Sans fioriture, sans baratin, sans protocole, sans concession, simplement, mais avec l'aide de la lumière, car « La lumière fait parler les êtres et les choses. » Vivre l'image comme une aventure qu'il faut oser, c'est ainsi que j'ai construit ma vie, tantôt en réinterprétant le réel tantôt en s'en faisant le témoin authentique. Recevoir l'instant, saisir le mouvement sans toutefois en figer l'émotion, voilà mon style.


Voyager pour se connaitre

Certains dirons qu'il n'est nul besoin d'aller à l'autre bout de la planète pour se découvrir, c'est vrai ce n'est pas une obligation, mais c'est une ouverture qui nous permet d'embraser la complexité du monde dans lequel nous vivons et prendre conscience de sa globalité afin de mieux comprendre notre petit monde de tous les jours, notre vie ordinaire. (Travail, relations humaines). PENSER LOCAL POUR AGIR GLOBAL. Le voyage permet de mieux appréhender son fonctionnement de l'intérieur. L'être humain est universel. Il est dominé comme tout ses autres freres du regne animal par les mêmes instincts, territoriaux, sexuels et hiérarchiques. Des petites vérités qui dérangent, mais quel mal au fond ? Le mal c'est justement de ne pas accepter les choses tel qu'elles sont. Le grand Voyage, celui qui rend libre, est une invitation à la découverte de soit et des autres. Voyager pour se connaitre. Voyager pour témoigner, apprendre, échanger, enfin voyager pour partager et transmettre. Pour moi le voyage est une respiration, une nécessité et un doute. Il me faut partir...et revenir pour rapporter aux miens et autres, ceux de chez moi, la France. Ainsi va ma vie. Mais la vie n'est elle pas un éternel voyage et un éternel recommencement ?


Voyager c'est changer le monde

Etre en mouvement constant est un style de vie. Ce style de vie semble révolutionnaire, il répond pourtant à un instinct primordial et il est une réminiscence de notre passé de nomadisme. L'homme est fait pour le mouvement, marcher d'abord (et surtout). Se déplacer pour trouver de quoi subsister. Se déplacer pour échanger. Se déplacer pour travailler. Aujourd'hui pouvoir voyager n'est l'apanage que des plus riches. Il demande des ressources, une organisation et des sacrifices. Voyager c'est rencontrer, et les rencontres sont autant de voyages intérieurs, et voyager intérieurement...c'est changer le monde.

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Phnom Penh - Kingdom of Cambodia

Texte par N.Quentin - Asia Pix

semi-overcast 35 °C

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Crédit photo : Ostro N.Quentin et ASIA PIX

Phnom Penh. Four à ciel ouvert. Éden carbonisé par la saison sèche, comme il fut jadis arrosé de Napalm par l'oncle Sam. Le Tonlé Sap cobra endormi le long de ton flan attend sa résurrection prochaine, à la saison des pluies, ou là poussière se muera en boue. Tes artères sont traversées de moto funambules familiales, et à chaque carrefour un policier guette la moindre occasion de salaire. Karma police, mafia police. Tes veinules sont squatées par les marchands ambulants et tissées de file de joie et de fille de soie déambulantes aux courbes suaves et rapaces, dévoreuses d'oisillons frits, fumeuse de glace, croqueuses de carapace. On t'aime...un jour, quelques jours, toujours. Déesses ocre et sang, Déesse Khmer, tu fais la putain auprès des vieux pachydermes d'occidents pendant que ton frère danse dans la poussière poings et mâchoires crispées : il boxe. Il cogne pour survivre. Le Boxeur d'Angkor travaille ses gammes auprès de ses frères de poing. Solidaire, coude à coude. Soudés. Dessoudé. Coup de coude. Coup pour coup. Recousu. Pugiliste de misère, raboteur d'arcade, cogneur de l'ombre, assassin souriant. La mort est chic ce soir. Focal sur le ring. Ton jour de gloire, sa nuit démarre. Il a perdu, tu as gagné. Vase communiquant. Vases en porcelaine au milieu du ring, trophées. Ballerine assassine. Muscle à canon. Brève existence endolorie. Sponsor whisky, pour oublier. Dieux du ring oubliés. Cambodge réveille toi ! Reprend ton destin en main !

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Décharge de Stung, les enfants fouillent la montagne d'immondices et foulent les flaques de cancrelats, pendant qu'un carrosse Lexus trace un boulevard de boue. Tes infirmes traînent leur moignons dans le serpent caniveau, implorant une poignée de dollars...témoins muets des membres des plantations de mines. Phnom Penh tes lacs sont assoiffés pour construire des palais de jeux hasardeux tandis que tes poumons de verdures sont transformés en pierre. Le progrès mondialiste. 
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Balais de mouches vengeresses, chinois malaisés, malaysiens promoteurs, vendeur de cauchemars US, touktouk à l'affut. Des couples de hippies oisifs viennent s'enivrer de tes effluves nauséabonds que le parfum du chanvre recouvre. Orussey Market, un vampire ponctionne méthodiquement au puit de l'aorte le sang de volatiles à l'agonie, avec une attention particulière à ne pas tuer l'animal tout de suite. Boules de plumes transies par le froid de la mort patiente, dans le souffle brûlant du marché aux tôles ondulées. Des Ong ponctionnent méthodiquement le sang du royaume chuchoté. Chut. Le cliquetis du ciseau de la coiffeuse arrête le temps. Une liasse de crain se pose sur le dallage, le temps repart.  Une matrone Khmer jette dans l'étable ses découpes de charognes aux salmonelles et de poissons cyanurés. Amoncellement de fruits d'Eden, mangues tentatrices, rambutans rebutants, durian aux effluves fromagères, puanteur prodige, doux cadavres capiteux. Un chauffeur de toutouk avale sa rancoeur au milieu d'une lampée de Redbul. S'il ne crève pas d'un accident de la route ou de solitude, il succombera de la morsure lente du diabète. Les membres engourdies, demain tout ira mieux ? Cerveau anémié par la privation tandis qu'au coin de la rue un néo-côlon prépare son cancer du côlon en avalant son hot dog à la viande de cador d'élevage. 

Phnom Penh vacille entre décadence et gloire passée comme l'ambassade de france vestige décoratif qui ne fait pas grand chose pour ses ressortissants.

La nuit tombe comme un couperet sur Phnom Penh et avec sa cohorte de gueules burinées sur le grille de l'enfer Asie, arrosées de tords boyaux de riz et de palme. Palme de la noirceur dissimulée par les dragons néons filandreux de la rue Pasteur. Ironie de l'histoire, les amibes et germes pullulent. Fils et filles des bas fonds et d'une nature vénéneuse, enfants de génocidés et anciens bourreaux réunient pas le silence d'une monarchie d'apparat. Monsieur le premier ministre, ennemi du peuple super star, ta gueule de cador décore les horloges en toc made in china. Tu as du confondre bureau avec palais. Tu es trop hype quand tu déboules dans la rue avec ton escouade de motards ninja. Moucheron superpuissant à l'oeil de cristal, tu as plus de pouvoir que notre tâcheron national. Il y a quelque chose de pourris au royaume du Cambodge.

Phnom Penh je ne t'en veux pas, tu m'as offert ton cœur noirci et l'énergie de repartir vite en quête d'autres mondes...

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Prime minister Hun Sein office

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Old stadium swimming pool

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Orussey market

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Posté par Photo baroudeur 22:31 Archivé dans Cambodge Tagué cambodia asia photographer pix phnom penh asie cambodge prostitution ostro upp freelens ostro_n.quentin ostro_quentin photo_report photoreport travelling_around_the_world www.ostroquentin.com/reportage/ Commentaires (0)

Kun Khmer l'origine du Muay Thaï

Interview avec un spécialiste de la boxe khmer

sunny 30 °C

Boxe Khmer l'origine du Muay Thaï ?

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Crédit photo : Ostro N.Quentin et ASIA PIX

Tout le monde connait le Muay thaï popularisé ces deux dernières décennies en occident. Peu de personne en revanche ont écho du fait que le Muay Thaï a largement puisé dans les sources martiales du royaume Khmer. En effet l'armée de Siam lors de ses incursions dans le royaume Khmer a su enrichir ses techniques de combat rapproché auprès des soldats Khmers plus abouties, ce qui contribua a l'essor de la boxe thaïlandaise dotant ainsi ses soldats de techniques de combat complètes au corps à corps. A l'apogée de la civilisation Angkorienne, Siam (Thaïlande) était partie intégrante du royaume khmer. Des fresques sur les temples d'Angkor laisse penser que la civilisation Angkorienne avait mise au point des techniques de boxe antérieures au Muay Thai tel que nous le connaissons sous sa forme actuelle (XVI siècle)...le Kun Khmer ou boxe Khmer.

Au delà des discussions de légitimité et de primauté de l'une sur l'autre et malgré les hésitations historiques et les manques d'éléments archéologiques on peut avancer que l'une n'existerait pas sans l'autre. D'une certaine manière on peut avancer que le Muay Thaï a reformalisé l'aspect guerrier et militaire. Mais c'est un fait, la Boxe thaï ne serait pas ce qu'elle est sous sa forme actuelle si le Pradal Serey ou Kun Khmer ne l'avait précédé.

Nous avons demandé à plusieurs acteurs de la boxe Khmer au Cambodge de bien vouloir nous éclairer sur cette discipline et son etat de santé.Pierre responsable du centre de fitness et de boxe asiatique de Sihanoukville au royaume du Cambodge se livre sur cette boxe méconnue du grand public. 35 ans de pratiques dans les arts martiaux. Il s'est gentiment livré à mes questions.

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Quel est ton parcourt ?

Pierre : originaire de basse Normandie, pour des raisons familiales j'ai vécu en chine en 1968 et c'est précisément la bas que se déroule une part importante de mon enfance. Ce qui peut être apparenté à un conte asiatique rejoint la réalité, je fut introduit au Kung Fu par les moines d'obédience tao. J'ai donc baigné dedans des que je fus en âge d'accomplir mes premiers pas si j'ose dire. De retour en basse Normandie à 11 ans je complète mes techniques avec le karaté, le judo mais aussi l'aïkido. A l'âge de 20 ans je m'éprend du Muay Thaï. A cette époque cette discipline en est à ses balbutiements en France et la reconnaissance qui arrivera avec des champions comme Dida Diafra suivra des années plus tard.

Devant mes prédispositions pour les arts martiaux, le maire de ma ville (Bernard cazeneuve) et Philippe Poulain me propose d'intervenir dans les écoles et dans les Zep (Zone d'Education Prioritaire). Je participe aussi à la creation d'un Samu Social sur la commune urbain de Cherbourg Octeville. Finalement mon désir d'Asie est plus fort et je pars pour une autre vie la bas. D'abord j'ouvre un centre sociale orienté sur l'enfance au nord de la Thaïlande à Chiang Mai (Prévention, éducation, loisir). Par la suite une rencontre fortuite avec un général de l'armée Thailandaise m'amène à être instructeur en préparation physique auprès de ses soldats. Je me perfectionne en Muay Thaï pendant des années tout en enseignant avant pour des raisons personnelles de migrer au Cambodge et d'atterrir à Sihanoukville ou je suis installé depuis 2005. J'y ai rencontré ma femme et nous avons fondé ensemble le premier centre de fitness et de boxe asiatique. Aujourd'hui (2012) je suis âgé de 43 ans et j'aimerais bien que les choses évoluent dans le bon sens dans mon pays d'accueil.

Motivations et Intentions

Pierre : l'idée est de redonner au peuple Khmer sa culture et de ressusciter l'engouement autour de leur boxe intégrante à leur identité. Le caractère sacré du combat a été perverti par la société de consommation et le modèle économique actuel. Les Khmers n'ont plus connaissance de la signification des rites gravitant autour de la boxe et du ring pour les raisons historiques que l'on connaît. (les guerres) Les khmers viennent à ma salle, et les touristes nombreux au cours permettent de maintenir une certaine rentabilité, sinon ce serait difficile de joindre les deux bouts étant donné le peu de moyen dont nous disposons.

Quel est l'éthique de la boxe Khmer et les valeurs que tu défends ?

Pierre : les mêmes que tout combattant qui se respecte : respect, discipline, honneur, courage, abnégation, loyauté, sacrifice. (Le combattant boxeur au moyen âge donnait sa vie pour le seigneur). Les boxeurs au Cambodge sont sacrifiés, mais plus pour des seigneurs et pas pour une cause noble mais pour celle de l'argent roi, et pour des mafias qui contrôlent tout cela. Les boxeurs sont de la chair à canon.

Moi : très bien Pierre, maintenant rentrons dans le vif du sujet.

La boxe Khmer c'est quoi ? Quand s'est t'elle développée et sous quelles influences ?

Pierre : la boxe Khmer ici porte un terme bien précis le Pradal Serey. Le Pradal Serey ou Kun Khmer vient du kun daï , littéralement « art du combat à mains nues » en langue khmère, discipline militaire de corps à corps, en usage dans les armées de l'empire khmer au IXe siècle. Elle même prend sa source dans sa version ancienne le Bokator, qui date du III siècle. Le Bokator est apparenté au Kung-fu, il s'inspire des animaux provenant de la culture Chinoise. Comme tu l'a très bien dit dans ton introduction, les Thaïlandais sont aller puiser directement à la source lors de leur incursions en s'inspirant des techniques martiales du royaume Khmer. La boxe Khmer propose le style le plus radicale et épurée des boxes asiatique, puisque sa fonction première était de casser l'adversaire très rapidement. On visait donc à s'attaquer aux points sensibles, comme les articulations et les endroits vitaux. Pour les influences culturelles, l'Inde et la Chine, influence notable sur le royaume Khmer au carrefour de ces deux civilisations. Les Khmers eux même ont bien du mal à situer précisément l'origine, par rapport à leur histoire, et notamment la période Khmer rouge qui a effacé pas mal de données.

Historiquement le ring prend le relai du champs de bataille (comme les joutes), lors de conflit en voie les meilleurs guerriers (bouddhiste) s'affronter dans un combat à mort. À l'issu le combattant victorieux donnait raison à son maître. Ram Muay (en Thaïlande), vérifié le terrain, s'échauffer, montrer de quelle école on venait.

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Son apogée ?

Pierre : l'apogée du Kun Khmer suit l'avènement du royaume d'Angkor, au moment ou celui ci se libère du joug Javanais après le 8e siècle. Des plaines nord-est de la Birmanie au sud-ouest du Vietnam, l'ordre et la civilisation khmers rayonnent. Les traces archéologiques d'une pratique systématique et codifiée de la boxe khmère sont inscrites dans la pierre.

Quel est l'état de santé de ce sport au Cambodge et ailleurs ?

Pierre : c'est une catastrophe mais puisqu'il faut nuancer, nous dirons que ce sport est en reconstruction. La boxe reflète ce pays. Le Cambodge est un pays qui se cherche. La société de consommation a perverti leur culture et le sens originel des choses, initialement le ring est un endroit sacré comme expliqué plus haut.

Quelle avenir pour la boxe Khmer ?

Pierre : pour le moment, je dirais Sombre. La mafia gère la chose. Tout est verouillé, négocier un combat, passer de la musique, etc...Et donc au niveau international ça ne suit pas non plus. Ils n'ont pas de condition physique. Cela se voit d'autant plus quand on fait la comparaison avec le pays voisin, la Thaïlande, ou les boxeurs bénéficient d'une solide préparation physique.

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La boxe Khmer souffre d'un manque de reconnaissance, pourquoi ?

Pierre : la corruption, le pouvoir et le pognon passe sur l'ethique. Les boxeurs au Cambodge ne sont qu'un outil pour faire du pognon. Pas de respect du boxeur. Les boxeurs n'ont pas une bonne hygiène de vie et à titre de comparaison ils ne tiennent pas longtemps face à des thaïs, aggueris et affûtés. Ça m'embête de dire cela mais il faut bien reconnaître le manque de niveau.

N'y a t-il personne pour relever le niveau au Cambodge ?

Pierre : si ils existes, ce sont les gardes du corps du ministère de l'intérieur. C'est l'élite. Ils s'entraînent en Thaïlande. Cherche l'erreur...

Que faut il faire pour la populariser de nouveau, la faire connaître et la diffuser ?

Pierre : un travail de fond et honnêtement tout reprendre à zéro. Localement un travail local consistant à former durablement de vrais profs de sport qualifiés et sains, avec des connaissances historiques, culturelles, pratiques, physiques et physiologiques. Un centre de formation pédagogique. Prendre exemple sur son voisin la Thailande ou la boxe est un vrai métier et une caste, que dis-je une institution ! Il est essentiel de rappeler les fondamentaux du bouddhisme qui est le ciment culturel de ce sport, et que la propagande des Khmers rouges a fait disparaître. La boxe est un vrai métier et doit le revenir au Cambodge comme elle l'est en Thailande.

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La culture et tradition doivent reprendre le pas face à la société de consommation. Ce rapport à l'argent est biaisé. L'argent oui, évidement c'est un moyen, mais cela ne doit pas être une fin en soit.

Sur le plan international la boxe Khmer apparait comme hyper marginale. Pourtant au Cambodge il y a un ancien champion assez charismatique et populaire, Eh Phuthong, une sorte de vitrine vivante du Kun khmer. Depuis des années il faut de l'éducation et essaie de transmettre ses valeurs à la jeunesse. La tâche est ardue.

Selon toi quel est le problème du Cambodge ?

Pierre : sa corruption, et derrière un manque cruel d'informations, et donc de formation et d'éducation. Cette espèce de lavage de cerveau sur l'époque Khmer et ses conséquences. Le pays doit assumer son histoire s'il veut retrouver une nouvelle respiration, mais tant que les anciennes élites seront là, les choses seront tabous.

Moi : merci infiniment de t'être livré à toutes ces questions. Bonne chance dans tes entreprises et puisse la sagesse des guerriers être de ton côté.

Crédit photo : Ostro N.Quentin et ASIA PIX

Posté par Photo baroudeur 08:43 Archivé dans Cambodge Tagué cambodia asia thai photographer sihanoukville muay asie cambodge prostitution ostro upp freelens ostro_n.quentin ostro_quentin photo_report photoreport travelling_around_the_world www.ostroquentin.com/reportage/ boxe kun_khmer bokator Commentaires (0)

Faire des photos en Asie

conseils d'un photo reporter au plus grand nombre.

semi-overcast 35 °C

Faire des photo en Asie

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Authenticité et scènes vivantes

L'Asie regorge de scènes vivantes faisant le bonheur de tout photographe. Mais devant l'affluence d'un tourisme de masse, il est préférable de sortir des sentiers battus, et c'est cela aussi voyager en Asie, tracer soit même son sillon. L'occasion de rencontres intenses avec des gens dont la vie est réglée sur les rythmes naturels et des traditions séculaires. Loin donc de l'agitation des mégalopoles tel que Bangkok, Bejing, Phom Phen, Singapour etc, etc...évidement sortir des sentiers battus nécessitent des efforts et quelques prises de risques, mais cela s'appelle vivre sa vie. Renseignez vous bien auprès des populations et des autres voyageurs afin de connaître les risques innerants aux endroits ou vous vous rendez (Accident de la route, malaria, parasitoses, mafia, etc...). Buvez de l'eau en bouteille ou rajouter des pastilles désinfectantes si vous avez un doute. Nourrissez vous comme les locaux, protégez vous des piqûres d'insectes (une lotion pour la peau, une pour les vêtements et une moustiquaire pour dormir) et n'oubliez pas qu'il y a toujours des moustiques kamikazes prêt à tenter le diable pour boire votre sang de "falang" (occidentaux en Thaïlande). Respecter les gens et ne vous croyez pas en terrain conquis. Soyez très prudent sur les routes. Protegez vous quand vous fetes l'amour aux déesses birmanes (préservatif et porte monnaie). Ces 6 préceptes permettent de minimiser au maximum les risques encourue en Asie.
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Il ne faut pas hésiter à investir dans un sac étanche, car les déluges sont fréquents surtout en période de mousson et particulièrement dans les heures intéressantes de la journée (matin et fin d'après midi). Personnellement je conseille un sac ventral qui permet de dégainer rapidement son appareil et de la ranger tout aussi rapidement. La discrétion est toujours l'atout du photographe.

Un bonne indicateur de l'autenticité des choses est l'attitude des enfants lors de la prise de vue. S'ils tendant la main pour quémander des ronds, alors vous avez la preuve que vous êtes au mauvais endroit, le tourisme a déjà pourri les lieux...allez vous en !

Faible cout des reportages

La Thaïlande ou l'Inde semble deux bonnes destinations pour commencer à photographier l'Asie. L'Inde dont la pauvreté est retentissante, présente des gammes de couleurs très larges et des scènes variées. Attention certain Sadhou n'acceptent pas qu'on les prennent en photo. Renseignez vous avant si vous n'êtes pas sur au risque d'avoir des ennuis. L'hygiène en Inde est précaire contrairement à la Thaïlande qui est idéale à tout point de vue. Bien sur L'Inde est le pays bon marché pour produire des reportages photos.
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Il y a à mon sens deux types de photos à faire en Asie : la photo urbaine et la photo rurale. Deux facettes complètementaires. Disons que la photo urbaine n'est pas très "vendeuse" mais elle a le mérite de voir l'impacte de la mondialisation sur les populations des villes et l'occidentalisation de ses dernières. Cela permet de mieux comprendre le fonctionnement des societés et ses travers. La photo rurale présente les thèmes les plus traditionnelles car les gens résistent mieux à l'occidentalisation et conservent plus longtemps leur culture. Vous aurez donc la chance de pouvoir approcher déjà gens authentiques à la vie rude mais simple, étant capable de se débrouiller seul et de se contenter de peu, loin des artifices des villes donc. Vous assisterez à des scènes de vie traditionnelles selon les us et coutumes locales. Travail agraire, déroulements des marchés, naissance, crémation, mariage, sacrifices et donations religieuses, fetes de village, etc...bref tout ce qui a disparu en occident au profit d'un multiculturalisme uniformisant et aliénant.

Immersion

Pour se faire le meilleur gage de réussite d'un reportage photo est de pratiquer l'immersion. C'est à dire se fondre parmi les gens, en respectant leur culture, en vivant au plus proche d'eux et en adoptant leur mode de vie (déplacement, nourriture, vêtement, etc...). Le sourire avant tout, la base de la communication en Asie. N'hésitez pas à demeurer qq temps dans un endroit qui vous plaît afin que les gens apprennent à vous connaître et nouer ensuite un dialogue et ce malgré la barrière de la langue. Notez des que vous pouvez sur un carnet quelques mots courants et formules de politesse cela montre que vous essayez de vous intégrer et que vous avez de bonnes intention. N'hésitez pas non plus à aider quand vous en avez la possibilité. Se peut être donné un peu d'argent, donner des antibiotiques, apporter de la nourriture ou aider à des travaux manuels. Les gens n'en seront que plus reconnaissant et ils vous ouvriront d'autant plus leur cœur.

Les scènes les plus intéressantes à mon sens reste évidement les sujets de modes de vie traditionnelles, d'autant plus en déclin que l'occidentalisation et le tourisme progresse. Ne vous comportez donc pas en touriste mais...en voyageur ! Le voyageur est comme un pèlerin, il porte en lui une quête plus profonde et favorise l'échange entre les peuples. Il observe et apprend en silence.
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Choisir son "camps de base"

Personnellement je conseille d'avoir un "camp de base" ou vous aurez nouez des relations par vos venues successives. Vous devez vous y sentir bien. Connaître des gens de confiance. Pour ma part j'ai choisi la Thaïlande et un endroit "malfamé" d'après les médias occidentaux... ou je me sens bien...Pattaya. C'est une affaire de "feeling". C'est cela la magie de l'Asie une affaire de feeling !

Mes destinations favorites sont celle où le tourisme n'est pas encore développé. Citons la Birmanie, la Malaisie, les philippines, Sumatra, le cambodge, le Laos, la mongolie et la chine rurale. Le littoral Thaïlandais et l'arrière pays sont intéressants aussi.

Monter son réseau

Rencontrer un maximum de professionnels expatriés et montrer votre travail. Journalistes, photographes, humanitaires. Nouez des contacts avec les journaux expatriés (Le petit journal, Gavroche magazine, etc...) et contactez des agences pour montrer votre travail.

Choisissez des thèmes originaux

Si vous souhaitez faire les photos d'Angkor Wat, n'oubliez pas que cela a été fait des milliers de fois. Ce qui intéresse les agences et les magazines sont des reportages qui sortent de l'ordinaire. Ou alors des thèmes traités de manière nouvelle, avec un regard neuf. Pensez y. Sortez donc encore et toujours des sentiers battus on ne le dira jamais assez, et n'hésitez pas à glaner des informations auprès des locaux afin de trouver des endroits originaux avec des histoires originales. Car vous êtes là pour rencontrer des histoires en image. N'hésitez pas à mettre en scène.

L'Asie se mérite

L'Asie se mérite mais résonne encore en elle les échos d'une humanité primitive dont nous sommes originaires dont vous pourrez vous abreuvez si vous avez le courage d'y rentrer corps et âmes. Elle vous donnera beaucoup plus que de simples images, si vous aussi vous donnez un peu de vous même. Osez l'aventure ou bouclez la et continuez donc à vivre votre vie de reclus rationnaliste...

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Laem Phrom thep - Phuket - Kingdom of Thaïland

sunny 30 °C
Voir Indochine 2012 sur la carte de Photo baroudeur.

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Le soleil se noie dans l'embranchement du ciel et de l'onde, le vent expire dans mes poumons, tandis que je suis dressé seul sur le sanctuaire de la mer de Siam au milieu des bêtes paisibles, veilleuses d'un temple bouddhiste. Simple, rude, éternel. Pas assez triste pour pleurer et pas assez heureux pour sourire, paradoxe au pays du sourire. Je sens une ombre dans mon dos. C'est un homme qui surgit et disparaît aussitôt. Les drapeaux du Samsara sont gonflés par le vent vigoureux du large tandis que les oiseaux de mer s'élèvent dans un balai aérien, prêt à se fondre dans l'incommensurable azur. Le chant lourd des grillons éclate dans ma tête, ma cendre s'écrase sur le sol et aussitôt la main du vent la dissipe dans l'éternité. Entre deux îles j'aperçois les navires des pêcheurs, glissant vers le port et porter par la nécessité du retour. C'est peut être cela le but du voyageur, si tenté que l'on en trouve un...savoir revenir...le nécessaire retour. Revenir pour raconter, donner le goût du voyage et l'envie aux autres de rompre les amarres. Transmission. Mickael le paysagiste fut mon passeur et un jour viendra ou las du combat je le deviendrais à mon tour pour les générations à suivre. Le voyage est un virus hautement contagieux dont on ne se débarrasse jamais. Mais qu'en est il vraiment ? Le voyageur s'est mué en touriste, et le touriste en troupeau apporte avec lui les fléaux de la société moderne mais aussi un certain dynamisme auprès des populations qu'il fréquente et des hôpitaux modernes. On sort les réflexes à tout va, c'est un réflexe. Ronald est un enfant de salaud, ils singent les us et coutumes  du pays qu'il squatte pour mieux vendre sa pourriture auprès des petites gens.  Ils ne savent pas ce qu'ils ont à perdre, quand le prix d'un repas insipide au fastfood sera moins onéreux que le savoureux repas traditionnel de l'échoppe de rue, alors le peuple Thaï sera vaincu. La Thaïlande est un éden qui petit à petit se trouve dévorer par le béton et les dollars. Mais là au point le plus méridionale de Phuket subsiste encore quelques plages nues comme au premier jour de la création et secrètes, récompense du voyageur téméraire...

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Posté par Photo baroudeur 19:22 Archivé dans Thaïlande Tagué thailand asia ostro upp ostro_n.quentin ostro_quentin photoreport travelling_around_the_world www.ostroquentin.com/reportage/ Commentaires (0)

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